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Claudel P-Desrosiers

Première entrée

La première entrée est toujours un peu stressante. On se demande ce que l’on va bien pouvoir raconter sur ce blog durant notre séjour. À relire mes blogs des dernières assemblées d’IFMSA, je me rends bien compte de son utilité et de sa pertinence. On se rappelle des souvenirs, on se rappelle la raison première qui nous a poussé à nous inscrire et à partir à l’étranger représenter les étudiants en médecine du Québec. À bien y penser, partir à une assemblée d’IFMSA, c’est toujours une aventure un peu folle, imprévisible et surprenante. Je cherche encore la bonne façon de s’y préparer adéquatement. Et à s’en remettre.

Mon nom est Claudel Pétrin-Desrosiers, étudiante en première année de médecine à l’Université de Montréal et également présidente d’IFMSA-Québec. J’aime parler de santé mondiale, de changements climatiques, de droits humains, de politique et d’espoir. J’aime le changement, le bon. J’ai le rire facile mais je n’ai pas peur de m’indigner et d’essayer de réveiller les esprits qui sommeillent. J’ai eu le coup de foudre pour IFMSA en septembre 2011. Depuis, j’y donne le meilleur de moi-même à tous les jours. IFMSA, c’est une fédération étudiante – la plus grosse de la planète soit dit en passant – qui regroupe 114 organisations membres représentant un total de 1.3 millions de futurs médecins. C’est un monde en soi, quoique très survolté, c’est dynamique avec ses hauts et ses bas, c’est vivant avec ce mélange de cultures et de langues, mais c’est surtout incroyablement motivant et très inspirant.

Cette rencontre au Salvador sera ma troisième rencontre internationale d’IFMSA, après avoir vécu la rencontre régionale au Pérou en 2012 (http://rm2012.ifmsa.qc.ca) et l’indescriptible assemblée générale d’août à Mumbai (http://am2012.ifmsa.qc.ca). Durant cette rencontre, je guiderai encore une fois une délégation, composée en grande majorité de nouveaux membres à leur première expérience internationale. Ça me fait bien rire d’être déjà “l’ancienne”, celle qui “connait” ça. Pourtant, j’ai encore plus de craintes que lors de mon premier départ, justement parce que j’ai une idée un peu moins vague de ce qui m’attend là-bas. J’ai une image des défis que je devrais relever : un horaire de fou, des sessions chargées, des ateliers à donner, des présentations à organiser, une délégation sur laquelle je dois veiller, une fatigue chronique qu’on finit parfois par oublier avec quelques cafés, des questions qui restent sans réponse, une rencontre qui passe trop vite pour qu’on puisse apprendre à connaître tous les délégués et mettre en place tous les projets qu’on voudrait voir naître, et un retour des plus difficiles dans le neige et le froid. On reste sur sa faim.

Une rencontre régionale, communément appelée RM, comme celle du Salvador diffère d’une assemblée générale d’IFMSA. C’est plus petit, plus cozy. On se retrouve en famille : seules les Amériques y sont représentées. On s’appelle sous le sigle de PAMSA (Pan American Medical Students Association), on aime les lamas et on danse la salsa – du moins, on essaye. Nous sommes quand même 23 organisations membres. On n’y retrouve pas de plénières, ces hauts lieux décisionnels, mais davantage de temps pour apprendre à connaître ses étudiants en médecine de notre continent et prendre le temps de discuter avec eux d’enjeux reliés aux systèmes de santé, à l’éducation médicale, à la santé publique, aux droits humains.

Je prends l’avion dans 20 jours et j’ai plus que hâte. Hâte de partir la tête vide et la session finie, hâte de retrouver le soleil et le Pacifique, hâte de retrouver des amis des 4 coins du continent. Mais surtout hâte de m’enrichir de nouvelles amitiés et de nouveaux échanges, hâte de revenir complètement changer d’une expérience qui marquera assurément mon parcours d’une façon bien spéciale.