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Laurent Darveau

Première entrée!

Si, il y a un an jour pour jour, on m’avait dit que je partirais en voyage avec une délégation d’étudiants en médecine pour aller discuter de différents enjeux reliés à la santé, j’aurais ris. Le 12 décembre dernier, je revenais à la maison après avoir passé trois mois au Mozambique et trois mois sur l’île de Vancouver avec Jeunesse Canada Monde. J’étais parti dans le but de clarifier toutes les idées qui s’emmêlaient dans ma tête, ce qui éventuellement guiderait mon choix de programme universitaire. Je suis revenu encore plus confus, en pleine crise existentielle. Je n’avais aucune idée où je m’en allais et je pensais seulement à prendre une deuxième année sabbatique en espérant trouver des réponses.

 
Deux mois plus tard, alors que je travaillais à temps plein pour accumuler de l’argent et repartir en voyage, j’ai appliqué en médecine…et encore aujourd’hui, je n’arrive pas vraiment à comprendre ce qui m’a poussé à envoyer mon dossier. Je me souviens même plus si c’est moi ou ma mère qui a vraiment pris la décision. Aujourd’hui, je peux expliquer clairement et lucidement pourquoi je pense que la médecine est la vocation à laquelle j’aspire, mais je suis incapable de vraiment mettre le doigt sur ce qui a provoqué ce déclic intérieur au mois de février dernier.

 
Pourquoi suis-je où je suis donc, à Mcgill, en pré-médecine, alors que j’étais convaincu il y a un an que je repartais avec mon pack sac en Amérique latine dès que mon compte en banque me le permettrait? La réponse est assez simple: j’aspire à exercer une profession qui me permettra d’avoir un impact positif sur la communauté où je déciderai de m’installer et je suis convaincu que mes études en médecine me donneront les outils pour le faire. Les années qui suivront donneront plus de détails en ce qui concerne les qui, quoi, où, comment…!

 
Mais plus spécifiquement, pourquoi partirai-je au El Salvador? Qu’est-ce qu’un gars perdu comme moi, qui sait pas trop où ce qui s’en va, fera là-bas? Apprendre, bien sûr! Et surtout, revenir avec des idées et des outils qui me permettront de m’impliquer plus activement et efficacement auprès du comité Droits Humains et Paix (SCORP).

 
Une dernière confession? Je dois l’avouer, je n’ai jamais été vraiment impliqué dans quoi que ce soit, contrairement à tous les gens extraordinaires qui font partis de notre délégation. J’ai fait du bénévolat pendant Jeunesse Canada Monde et j’ai «enseigné» dans une école en Équateur, mais je suis forcé d’admettre que, malgré tous les effets positifs que cela a pu avoir sur moi, je n’ai jamais vraiment aidé personne au travers de ces expériences.

 
J’imagine qu’entouré de centaines d’étudiants en médecine de partout en Amérique, je trouverai suffisamment d’inspiration pour commencer, tranquillement, à avoir un impact potentiellement positif sur d’autres personnes que moi-même!